Le pastel, l'or bleu de Toulouse
Toulouse a connu son siècle d’or de 1463 à 1560 environ.
A l'époque de la Renaissance, la ville s'enrichit
et se transforme en véritable carrefour
du commerce du pastel (Isatis Tinctoria).
Cette plante appelée pastel a longtemps été cultivée en
Occident. Le climat et la terre du Midi-Toulousain étaient
particulièrement propices à sa culture. La récolte des feuilles,
leur broyage et pétrissage
permettent
de former des coques, ou cocagnes, d’où est extraite
la teinture bleue utilisée pour colorer les draps.
Un triangle de culture se dessine
d’ailleurs entre les villes d’Albi, de Toulouse et de Carcassonne
et le dote du surnom de "Pays de cocagne".
La demande croissante pour cette teinture bleue et le succès
du pastel incitent quelques commerçants à développer cette
activité. Des négociants toulousains impulsent le transport
des coques, implantent des comptoirs
de commerce partout en Occident et Toulouse devient alors la
plate-forme du commerce du pastel.
Cet âge d’or perdure jusqu’au milieu du XVIème
siècle permettant aux riches commerçants toulousains de construire
de somptueux hôtels particuliers et d’embellir la cité.
Le déclin du pastel s’annonce avec l’arrivée de l’indigo en Occident qui le concurrence
et marque son abandon.
Découvrez les nombreux hôtels particuliers témoignant de cette
époque glorieuse.
La route des Hôtels particuliers des pasteliers
Hôtel de Bernuy – rue Gambetta près de la place du Capitole
Tour de Serta - 2, 4 rue Saint-Rome
Hôtel d’Astorg – 16 rue des Changes
Hôtel de Brucelles – 19 rue des Changes
Hôtel de Delfau – 20 rue de la Bourse, qui abrite « La Fleurée de Pastel »
Hôtel de Boysson – 11 rue Malcousinat
Hôtel d’Assézat – place d’Assézat près de la rue de Metz
Hôtel du Vieux Raisin – 36 rue du Languedoc
Hotel Dahus / Tour des Tournoer - 9 rue Ozenne

La renaissance du pastel
Aujourd'hui, le pastel est de nouveau utilisé
dans la coloration des textiles
mais aussi dans l'élaboration de produits cosmétiques,
grâce aux vertus dermatologiques de son huile.