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Toulouse violette, la cité fleurie

Toulouse se décline en différentes couleurs mais son identité passe aussi par les senteurs. Parmi les plus connues, celle de la violette embaume de son doux parfum sucré serres et jardins en période de floraison. Petite fleur de l'hiver, elle fait de Toulouse la cité des violettes.

La violette a, de tout temps, appartenu à l’histoire de Toulouse. Depuis l'époque médiévale, des fleurs d’orfèvrerie sont offertes en récompense aux poètes de l'académie des Jeux Floraux. Au XIXe siècle, la violette de Parme est introduite dans les jardins des maraîchers vivant dans les quartiers de Lalande, les villes de Saint-Jory ou Launaguet, au nord de Toulouse. En 1985, une association de jeunes horticulteurs se bat pour la reconnaissance de cette production et obtient l'appellation « Violette de Toulouse », liant intimement la fleur et la ville.

La violette est la fleur emblématique de Toulouse

Fleur d'hiver

La particularité de la violette est de fleurir l'hiver. Cultivée en alternance avec les légumes, la violette apportait un revenu supplémentaire aux maraîchers. Le succès est fulgurant : plus de 600 000 bouquets sont expédiés chaque année par train dans toute l'Europe (Angleterre, Russie, Autriche, Hongrie, Allemagne...). La mémoire toulousaine rapporte que "Chaque jour, un train de 3 à 6 wagons partait vers Paris, chargé de bouquets de violettes..."
Environ 600 familles exploitent ce revenu sur une vingtaine d'hectares. Belle et délicate, la violette est une fleur fragile. Victime de virus et de champignons entraînant sa quasi-disparition, son mode de reproduction difficile car il nécessite l’intervention de l’homme, explique sa rareté. Grâce aux ingénieurs agronomes, la violette renaît in vitro et un conservatoire des plantes est créé pour sa sauvegarde.

Fleur d’hiver

Terre de violettes

En 1993 nait l’association Terre de Violettes. Elle regroupe à la fois les industriels qui produisent des parfums, des liqueurs et des violettes cristallisées. Pour redynamiser et moderniser l'image de la fleur, l’association intervient auprès des médias et lance la Fête de la Violette. Chaque année, à la mi-février, la place du Capitole se couvre de plants en pots, de bouquets de fleurs fraiches. On y découvre aussi tous les produits dérivés.
Pour information, un  conservatoire national de la violette existe depuis 1994 dans les serres municipales de la ville de Toulouse, conservant une superbe collection d’environ 80 variétés de violettes, provenant de différents pays comme la Chine ou le Japon.


Où voir la violette ?

Au jardin botanique Henri-Gaussens du Museum de mars à mai :
www.museum.toulouse.fr